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Le stress de l'insertion professionnelle révélateur du handicap

handicap invisible
enseignement ordinaire
suivi médical régulier
RQTH
insertion professionnelle
Pôle emploi
myopathie
maladie respiratoire

Prénom : Loïc

Type(s) de handicap : Autre

Métier : Ingénieur consultant en prestation de services

Ville : Saint-Priest

 

Témoignage:

Thème 1 : Présentation du handicap

Mon handicap est un problème de santé, lié au système respiratoire. Jusqu’à ma recherche d’emploi, je n’avais jamais vu ça comme un handicap. Ca faisait partie de mon quotidien, j’ai toujours vécu avec, et je ne me sentais pas « handicapé ».

Car j’ai eu une enfance relativement «normale ». J’ai eu la chance que ma scolarité ne soit pas perturbée, de pouvoir pratiquer des activités comme tout le monde (certes à moindre intensité…).

De plus, comme il ne s’agit pas d’un handicap physique, cela ne se voit pas, et  j’ai pu choisir d’en parler ou non à mes amis.

Thème 2 : Scolarité

Concernant l’ensemble de ma scolarité, j’ai pu la suivre normalement. Mon problème de santé nécessitant un suivi médical régulier (consultations à l’hôpital), j’ai pu m’arranger pour que ça se fasse lors de vacances scolaires le plus souvent possible, afin de ne pas manquer trop de cours.  Et les personnes que j’ai croisé (aussi bien professeurs que personnels hospitaliers) ont étés compréhensives à ce sujet, et je n’ai jamais eu de problèmes.

J’ai vraiment abordé mon problème de santé comme un handicap qu’au moment de ma recherche d’emploi. C’était mon conseiller pôle emploi qui m’avait parlé de la demande RQTH.

Au début cela a été plutôt difficile à digérer, car je ne me voyais pas du tout comme tel. Et il faut dire  qu’en France, le terme de handicap fait peur, et a une connotation négative. 

Mais je me suis rendu compte que ce n’est qu’un mot, qui ne change en rien ce dont on est capable !

Thème 3 : Vie professionnelle

J’ai fait le choix d’indiquer ma demande RQTH sur mon CV, lors de ma recherche d’emploi. Et lors de mes entretiens, je choisissais également d’en parler avec le recruteur si celui-ci ne le faisait pas, car je voulais jouer « franc-jeu » avec lui.

Et j’ai été surpris de voir que certains ne savaient pas du tout de quoi il s’agissait. Ce qui veut bien dire qu’avant tout, ce sont les compétences et les qualités de la personne qui comptent, et non s’il présente un handicap ou non.

Mais si je me suis permis d’agir de la sorte, c’est que je sais en parler. C'est-à-dire que je sais présenter mon handicap (sans toutefois trop rentrer dans les détails car cela est du domaine du personnel),  que je suis à l’aise avec, et donc que je sais rassurer l’employeur qui est en face de moi.

Aujourd’hui j’ai trouvé un emploi. Et même si je n’ai encore que peu de recul, je me rends compte que d’accepter le terme de handicap, tout en débutant dans la vie professionnelle n’est pas forcément évident. 

Thème 4 : La FÉDÉEH

Avoir le ressentit de quelqu’un qui est déjà passé par là peut être rassurant. Et si le fait d’être inscrit à la FÉDÉEH peut aider d’autres personnes dans la même situation, il n’y a pas à hésiter !

Date du témoignage : le 20 avril 2012